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Quelle carrière pour une infirmière en situation de handicap ?

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Carrière infirmière handicap

Être en situation de handicap et exercer le métier d’infirmière dans la Fonction publique hospitalière ? Ce n’est pas incompatible ! En France, plusieurs Instituts de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) accueillent les futures infirmières en situation de handicap. Ce cas de figure ne doit pas non plus être un obstacle à la carrière, lorsqu’on est déjà en poste et touché(e) par une pathologie handicapante. Formation, évolution professionnelle : voici comment exercer le métier d’infirmière avec un handicap.

Plusieurs IFSI en France pour les futures infirmières qui présentent un handicap

Le handicap peut recouvrir bien des formes et il n’est pas toujours visible. Il peut s’agir d’un handicap moteur, auditif ou visuel. Il peut aussi être mental, cognitif ou psychique. Quel que soit le handicap, tous les candidat(e)s qui souhaitent se former pour devenir infirmier ou infirmière peuvent tenter l’entrée à la formation, à condition que leurs aptitudes leur permettent de suivre les cours et les stages pratiques. Plusieurs parcours sont possibles.

Dans les IFSI, des aménagements sont proposés pour les futures infirmières handicapées

Les étudiantes en situation de handicap peuvent postuler pour intégrer un IFSI et comme les autres futures IDE, elles doivent présenter un certificat médical d’aptitude. Ce document atteste des capacités physiques, psychologiques et cognitives nécessaires pour exercer la profession d’infirmière.
Mais dans le cadre de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, les IFSI permettent des aménagements pour une meilleure accessibilité de la formation aux personnes handicapées. Ils peuvent prendre différentes formes :
– un accompagnement par le référent handicap ;
– un aménagement des épreuves d’évaluation, par exemple en utilisant un matériel informatique spécifique ou en bénéficiant d’un temps compensatoire ;
– une meilleure accessibilité des locaux…

Ces aménagements peuvent être établis en lien avec la MDPH (Maison Départementale pour les Personnes Handicapées) pour faciliter l’inclusion. Les IFSI de Nevers et de Berck-sur-Mer, par exemple, conseillent cette démarche en lien avec le référent handicap de la structure.

À Castelnau-le-Lez ou Rennes, des programmes spécifiques pour le handicap

Certains IFSI intègrent le handicap directement dans leur programme. C’est le cas à Castelnau-le-Lez, près de Montpellier. L’institut du Centre de Réadaptation et d‘Insertion Professionnelle (CRIP) propose plusieurs formations pour les personnes handicapées. L’une d’elles est destinée aux futur(e)s infirmiers et infirmières en situation de handicap, quel que soit leur âge. Objectif : dispenser la même formation, en mettant en place des alternatives pour compenser une difficulté spécifique liée au handicap.
L’IFSI de Rennes se tourne de son côté vers les étudiants qui souffrent d’un trouble de l’apprentissage DYS : dyslexie, dysorthographie, dysphasie, dyspraxie ou encore dyscalculie. Ces troubles peuvent entraîner des appréhensions, du stress et une charge cognitive qui finissent par conduire à un abandon de la formation. Le Projet-Dys% de l’Institut de Formation des Professionnels de Santé (IFPS) propose justement un accompagnement en tenant compte des capacités de chacun.

Quelle carrière pour les infirmières en situation de handicap ?

Le handicap peut aussi survenir chez des professionnelles déjà en poste, à la suite d’un accident, d’une pathologie ou de la dégradation de l’état de santé. Il faut alors adapter leur quotidien, sur le plan personnel comme sur le plan professionnel.
Il est possible de bénéficier d’aides et d’aménagements pour se maintenir dans l’emploi. Cela nécessite d’identifier les difficultés liées au handicap. Le Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la Fonction publique (FIPHFP) recommande de consulter la médecine du travail pour que des solutions puissent être trouvées :
– un aménagement du poste, en lien avec l’établissement de santé : il peut s’agir de modifier l’organisation du travail au quotidien afin de compenser le handicap ;
– ou un reclassement, lorsqu’un autre poste correspond mieux aux aptitudes. C’est le cas lorsque le handicap limite les capacités physiques de l’infirmière ou constitue un frein trop important. Il est alors possible de bénéficier d’aides pour se former à un nouveau poste.

L’infirmière peut ainsi poursuivre sa carrière dans la Fonction publique hospitalière après une période de préparation au reclassement (PPR). Elle peut s’orienter vers un poste administratif ou d’encadrement, ou encore devenir formatrice dans un IFSI. En fonction du handicap, il est aussi possible de continuer à exercer en tant que soignante et même d’en faire un atout pour mieux comprendre les difficultés rencontrées par les patients. Exercer en tant qu’infirmière sourde dans une unité de patients sourds par exemple !

Lorsque le reclassement n’est pas possible, une infirmière peut être déclarée en invalidité. Si l’invalidité est imputable au service, elle perçoit alors une rente d’invalidité jusqu’à l’âge du départ à la retraite. Il est aussi possible de bénéficier d’un départ en retraite anticipé, à condition d’avoir travaillé en étant handicapé et d’être atteint d’un taux d’incapacité permanente d’au moins 50 %. Quelle que soit la situation, il est essentiel de se prémunir des conséquences financières en épargnant pour sa retraite au plus tôt !

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Ce dossier est proposé par la Complémentaire Retraite des Hospitaliers,
1er Complément de Retraite de la Fonction publique Hospitalière.

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